Coronavirus – Togo : la Banque Mondiale prévoit une baisse de la croissance de 4. 8 à 2 %

Selon les journaux togolais en ligne, la crise provoquée par le nouveau coronavirus (apparu en décembre dernier en Chine) a eu des répercussions considérables sur l’économie du Togo et pourrait, selon David Malpass, le président-directeur général du groupe de la Banque Mondiale (GBM), faire diminuer la croissance de 4. 8 en 2019 à 2 % en 2020.
“Les mesures de restriction des mouvements (confinement dans certaines régions, couvre-feu, etc.), la distanciation sociale, la fermeture des frontières et les restrictions du trafic aérien ont porté un coup très, très dur à l’activité économique togolaise”, souligne le PDG de la Banque Mondiale.
Néanmoins, la croissance devrait, à partir de septembre 2021, retrouver progressivement le niveau d’avant crise, grâce essentiellement au regain de l’investissement public et aux investissements privés dans les infrastructures, si les réformes au profit de l’amélioration du climat des affaires s’intensifient et se poursuivent, selon Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat du Togo.
“Les mesures sanitaires prises par les autorités togolaises pour éviter la propagation du virus ont particulièrement affectées le tourisme, la construction, le commerce de détail, les activités de vente et de production”, explique Victoire Dogbé.

Le groupe de la Banque Mondiale appuie de nouveau la République togolaise, pour une valeur de 480 millions de Francs CFA

Le conseil d’administration de la Banque Mondiale a remis, le mercredi dernier, au ministère de la santé et de l’Hygiène publique du Togo, 34 véhicules tout terrain, en faveur des équipes de supervision (les acteurs de santé) de la gestion de la riposte. Cet appui s’inscrit dans le cadre du projet de REDISSE (Renforcement des systèmes de surveillance des maladies en Afrique de l’Ouest). Cet appui budgétaire a été réceptionné par Moustafa Mijiyawa, le ministre de tutelle, avec la présence notable du chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.
Il est important de souligner que “ce soutien matériel est d’une valeur estimée à 480 millions de Francs CFA”.
“Il s’agit principalement de véhicules de supervision dont les acteurs de santé (les équipes de supervision) se serviront pour la prise en charge des patients, le dépistage et le suivi”, souligne David Malpass, le président-directeur général du groupe de la Banque Mondiale.
Par ailleurs, cet équipement véhiculaire devrait bientôt être renforcé, par cinq ambulances médicalisées, mises à la disposition de la République togolaise.