Togo : le chef de l’État appelle à la révolte contre la corruption

Le chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, a appelé mardi dernier la population à se révolter (s’indigner) contre la corruption. C’était à l’occasion de la célébration de la cinquième journée africaine de lutte contre les infractions assimilées et la corruption.
La HAPLUCIA (Haute autorité de lutte et de prévention contre les infractions assimilées et la corruption) a organisé le mardi dernier une rencontre avec les acteurs internationaux actifs en matière de lutte contre la corruption, afin d’échanger au cours du thème, ‘combattre, par des systèmes judiciaires efficients et efficaces, la corruption’.
Le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, a insisté sur la participation (collaboration, coopération) de tous à cette lutte afin d’aider le pays à mettre en œuvre le PND sur la période de 2019-2023. Selon la Banque Mondiale, la corruption a coûté entre 2017 et 2019 près de 230 milliards de dollars. C’est énorme !
“Le manque de transparence alimente la corruption, fléau dangereux, destructeur, funeste, auquel les personnes vulnérables et les pauvres paient le plus lourd tribut”, ajoute Faure Gnassingbé, le président togolais.
Les effets de la corruption sont concrets : elle vide les caisses publiques, entraîne la dévastation des routes sous la pluie, entrave la construction d’écoles et empêche les malades d’accéder aux médicaments et aux soins.
En effet, le problème du Togo, c’est l’impunité (l’absence de sanction, de punition, de châtiment), a reconnu Wiyao Essohana, le président de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées, appelant les autorités togolaises à renforcer l’engagement politique et la volonté afin d’aller à l’étape de la punition des actes de corruption. ‘Ces fortes déclarations nous renforcent dans notre mission de lutte’, ajoute Komi Sélom Klassou.

Les pays d’Afrique progressent dans la lutte contre les flux financiers illicites et la fraude fiscale
Le dernier rapport sur ‘la transparence fiscale’, montre d’importantes avancées enregistrées par les pays d’Afrique, particulièrement le Togo, la Côte d’Ivoire, le Bénin et la Tunisie, en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et la fraude fiscale. Ceux-ci ont grandement progressé, dans le renforcement de leurs capacités et la réaffirmation de leurs engagements afin de parvenir à la transparence fiscale.
Selon Jim Yong Kim, le président du groupe de la Banque Mondiale, les pays africains ont participé fortement au partage d’informations sur les flux financiers illégaux. Les nouvelles technologies peuvent, “nous fournir de nouveaux moyens de lutte contre la corruption et nous aider ainsi à exécuter certaines des tâches les plus lourdes”, ajoute le Premier ministre.