Togo : renforcer la justice pour combattre la corruption

Le lundi 13 juillet 2020, Faure Gnassingbé, le chef de l’État togolais, a lancé la commémoration de la quatrième édition de la journée africaine de lutte contre les infractions assimilées et la corruption. Le président du Togo appelle au renforcement (consolidation ou affermissement) des systèmes judiciaires afin de lutter efficacement contre la corruption.
En cette année de la quatrième édition, la célébration se déroule autour du thème “combattre la corruption par des systèmes judiciaires efficients et efficaces”.
À cause de la pandémie du nouveau coronavirus, qui sévit un peu partout sur la planète, le président togolais, Faure Gnassingbé, a opté pour une célébration virtuelle.
D’après le chef de l’État togolais, cette commémoration a pour objectif de ‘soulever la réflexion sur la façon dont le système judiciaire peut s’appuyer sur la Convention de l’Union africaine afin de renforcer tant son efficience que son efficacité dans l’éradication (suppression) de la corruption.

Collaboration entre le Togo et l’Initiative Afrique (IA) du Forum Mondial

Les pays d’Afrique progressent dans la lutte contre les flux financiers illicites et la fraude fiscale. Ces derniers ont participé fortement au partage d’informations sur les flux de fonds illégaux. En ce qui concerne la République du Togo, la collaboration lui permet de renforcer (consolider) sa transparence en termes d’identification des flux financiers, et de fiscalité.
Selon Komi Sélom Klassou, le Premier ministre, le Togo envisage de mettre en place l’échange automatique d’informations sur les comptes financiers.
Dans cette lutte, le gouvernement togolais entend s’appuyer sur le secteur privé, parce que, d’après Komi Sélom Klassou, ‘le secteur privé est un partenaire traditionnel de l’administration publique’. Le manque de transparence alimente la corruption, un fléau dangereux auquel les personnes vulnérables et les pauvres paient le plus lourd tribut.
La corruption anéantit (détruit) la relation entre l’État et les citoyens, un moteur fondamental du développement. La République du Togo va de nouveau évaluer son mécanisme de lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux.
Selon le président togolais, cette évaluation ‘va impliquer tous les acteurs des secteurs privés et publics intervenant dans la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment de capitaux. Ce dernier assure que ‘d’énormes efforts sont consentis afin de permettre au secteur privé de contribuer significativement au développement du pays, à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la création des emplois’.